Tes Anniversaires


Depuis ton premier anniversaire, le 8 juillet 1976, que d'années ont passé.
Que de beaux anniversaires et d'anniversaires ... sans toi.

J'aurai voulu t'avoir plus souvent près de moi, pour fêter le plus simplement possible tes anniversaires.
Bien sûr, je n'aime pas les repas, les grandes fêtes.
Mais ces réunions autour d'un simple gâteau étaient un véritable plaisir.

Depuis 2002, les pleurs ont remplacé les rires et les bougies.
Plus de gâteau, plus de sourire, plus de joie.
Les ballons sont quelquefois là pour t'envoyer notre amour dans les airs.

Mais c'est dur, si dur de voir arriver ce 8 juillet chaque année
Je me refuse de penser que tu n'as pas eu plus de 26 ans.
Tu n'as pas eu le temps de fêter tes 27 ans 
Et pourtant chaque année je continue de te "vieillir"
Car pour moi, tu es toujours parmi nous.
Il est trop dur de penser autrement
Pourtant ...
 

Depuis que tu es partie je suis toujours là pour ton anniversaire.
Je n'accepterai jamais
Et je serai toujours avec toi le 8 juillet. 

Je t'aime tant ma Nounouche.









Tes 36 ans ma Nounouche



Ce 8 juillet arrive, ma Nounouche, et je crois avoir tout dit.
Si quelqu'un vient te rendre visite, pour ton anniversaire
J'espère qu'il te laissera un petit message
Un petit message dans le vent.
T'arrivera-t-il ? 
D'où que tu sois, j'aimerais tant savoir que tu m'entends
Que tu sentes ma détresse pour pouvoir m'aider
Car toi seule peut le faire.



Les jours passent et la vie ne fait pas de cadeau
Je lutte contre le mal physique et moral
C'est ma vie, je ne l'ai pas choisie.



Te dire que je t'aime serait me répéter
Je te parle chaque jour, je me fais mon cinéma.
Peut-être mon esprit cherche à voir la vie avec toi.
Tu me manques trop.



Je persiste à penser que je ne suis pas une mauvaise mère
Que je ne fais de mal à personne
Et que je donnerais volontiers ma vie entière à qui en veut.



Mais voilà, nous ne sommes pas égaux
Beaucoup ont des malheurs et d'autres en ont trop.
Cela rend plus vulnérable, plus amère, plus aigrie, plus colère



L'injustice est une chose horrible.
Comment l'accepter, lorsqu'il s'agit de son enfant ? 
Comment se faire une raison et ne pas espérer jusqu'à la dernière minute ?
Bien sûr, c'est beaucoup plus simple, lorsque l'on a toutes ses facultés
Parce que l'on ne vit pas ce drame atroce. 



Voilà, ma Véro, je voudrais tant te dire " Bon anniversaire, ma puce "
Mais une fois de plus je ne le pourrai pas.
Vendredi, j'irai vers toi 
Et je ne pourrai que dire comme l'a si bien écrit Victor Hugo en 1843 pour sa fille Léopoldine

" Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, 
Je partirai, vois-tu, je sais que tu m'attends... "

Mes pleurs, ma colère ne changeront rien.
Chacun doit supporter le sort que la vie lui a réservé, sans se plaindre
Afin de ne gêner personne.


 
 

Je joindrai peut-être une photo, en revenant. Peut-être ...
Tu es près de moi, ma Nounouche.
Tu es ma fille avant tout et si je souffre tant c'est parce qu'en te perdant
C'est une partie de moi qui s'en est allée.
Je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.
Tu me manques toujours autant
Le temps n'efface rien
Le silence m'est nécessaire pour être plus près de toi
Je t'aime.

Ce vendredi 8 juillet s'achève. 
Tu t'avons porté des fleurs. Mais est-ce nécessaire ? 
Ce n'est pas cela que tu aurais aimé.
C'est la vie que tu voulais.
Cet endroit me glace, et ce n'est même pas là bas que je te retrouve
C'est à la maison, où tu es toujours près de moi, comme le dit si bien ce texte.





Je t'envoie mille bisous dans le vent, ma Nounouche.

Maman









Tu as 35 ans ma Véro





Le 8 juillet est là ma Nounouche
Je sais je répète toujours la même chose
Mais la douleur et la haine sont si présentes 
Que je voudrais hurler
Que tu as 35 ans aujourd'hui et que tu ne pourras pas faire la fête.






Certains me diront que je me détruis
Que la colère n'adoucit rien, bien au contraire
Mais que devrais-je adoucir
Tu n'es plus là et je m'éteind chaque jour un peu plus.






J'étais si heureuse ce 8 juillet 1975 à 8 heures le matin
Ce 8 juillet, où après 8 mois de galère
Je pouvais enfin tenir mon enfant dans mes bras .
Ma seconde fille venait au monde
Combler notre petit nid douillet.






Ma vie n'a plus de sens, tu le sais, ma Nounouche
 Notre famille a bien changée
Tu n'es plus là et chacun souffre à sa façon
On ne choisit pas
On ne choisit rien
Qui peut comprendre ?






Ce site a-t-il une raison d'être
Qui vient se pencher sur notre malheur
Qui peut seulement imaginer que c'est une douleur indescriptible
Qui peut imaginer que ce que nous vivons n'est plus une vie
Qui nous pardonne notre violence verbale, parfois
Tant la douleur est vive.
Nous sommes hors de la société
Nous n'avons plus les mêmes préoccupations.




Vivre dans le passé
Vivre en pensant que lorsque la fin arrivera pour moi
Ce sera mon plus beau jour depuis le 22 avril 2002




Je sais, ton frère et tes soeurs sont là
Mais ils doivent vivre, ils ont la jeunesse et les petits qui les "poussent"
Ici, la solitude, la tristesse, la douleur et la haine sont trop lourdes à porter.




Il n'est pas question de deuil lorsque l'on perd un enfant
C'est la vie qui s'écroule, le coeur qui saigne au quotidien.
Qui peut comprendre ? 




Je ne sais pas si ce site intéresse quelqu'un.
Certaines personnes laissent un gentil message
Et reviennent même laisser un message de temps en temps
Je les en remercie de tout coeur.
Pour moi c'est signe qu'ils ont été touchés.
Personne de la famille n'a jamais laissé un signe sur ce site
Personne
Il y a les personnes qui ne se sentent pas concernées
Ceux qui ont peur, et préfèrent passer leur chemin
Ceux qui ne savent que dire
Et ceux qui pensent qu'au bout de 8 ans
Nous devons avoir tourner la page.
Mais aujourd'hui c'est le 9e anniversaire que nous passons sans toi.
Qui supporterait avant de juger ?




J'ai arrêté mon journal
Afin d'éviter le voyeurisme
Je vais arrêter ta collection de timbres
Je la continuerai en privé, pour toi, ma Nounouche
La page justice n'est encore pas à jour.
Comment pourrais-je la remplir, alors que nous sommes toujours en procès.
Oui, la galère ne dure pas que quelques mois.
Et que dire, lorsque l'on sait que la presse a tous les droits
Et nous pauvres parents, nous serons sanctionnés pour une parole déplaisante.
Et pourtant, il y en aurait trop à dire.




Voilà ma Biche, ton anniversaire
Tout remonte, mon coeur saigne encore plus
J'ai mal, mal de vivre ainsi
Jamais, jamais, je ne pourrais me résoudre à admettre
Que c'est ainsi et que je dois me taire et continuer de vivre.

Ma fille m'a été volée.
Le gouvernement français n'a rien fait pour changer le cours de la vie
Des malades mentaux laissés sans soins
Aux périls de la vie de simples citoyens que nous sommes.

Cela n'arrive pas qu'aux autres.
Cela arrive bien trop souvent.
Mais cela fait la une des journaux
Et le plaisir de tous ceux qui sont friands de ce genre de "faits divers".

Je t'aime ma Nounouche 
J'ai trop mal
Je suis trop en colère
Je suis trop mal sur cette terre
Je n'y ai plus ma place
Appelle moi

Seule cette pierre pour te retrouver.
Mais dans mon coeur, tu resteras à jamais
Et c'est à la maison que je préfère te retrouver
Bavarder avec toi, penser à toi
Aux jours heureux
Et aussi me "faire mon cinéma", imaginant que tu es parmi nous.





Maman



Beaucoup ont pensé à toi ma Nounouche, en ce 8 juillet 2010.
Regarde cette jolie création.





Merci Marjolaine



Merci Ghislaine


Merci à tes frère et soeurs qui ont beaucoup pensé à toi
Merci à tous ceux et celles qui nous ont soutenus d'une façon ou d'une autre
malgré leurs soucis, leur mal être, étant pour certains dans la même situation que nous.
Merci à tes amis qui ne t'oublieront jamais.
Tous ces messages me vont droit au coeur.
Merci pour Nounouche
Merci pour votre gentillesse.









Tu as 34 ans ma Puce


Nous voilà arrivés une fois de plus à ce 8 juillet qui en 1975 a été un immense bonheur.
Aujourd'hui il est synonyme d'arrachement, de désespoir, de peine, de douleur, de tristesse.





J'arrive à ne plus savoir que t'écrire ma puce, ma Biche, ma Véro, ma fille, ma chérie.
Je n'arrive plus, car je ne supporte plus de ne plus t'avoir près de moi.
La vie n'a plus vraiment de sens, malgré tout l'amour que je porte à tes soeurs et ton frère.
Tu me manques horriblement.
C'est indescriptible 






Bien sûr les personnes gentilles ont des attentions pour nous.
Les " je pense à vous" ne sont pas nombreux mais profond et sincère.
Mais cela ne change pas la situation
Tu n'es plus là près de nous
Et j'en crèveeeeeeeeeeeeeeee.






J'ai tellement l'air bête devant mon ordinateur à te crier
Mon amour, que je m'enfonce d'avantage à chaque fois que j'ouvre ce site.
Si je pouvais je donnerais ma vie pour avoir la tienne bien vivante
Chaque mère devrait comprendre que c'est insupportable
Et pourtant non, trop n'essaie même pas d'imaginer.
On nous verra passer avec nos fleurs à la main, et puis voilà
Oh ils ont perdu leur fille, et après, au bout de 7 ans
Ils ont bien dû s'en remettre.






Ce n'est pas une jambe cassée
Ce n'est pas une maladie que l'on soigne
Non, c'est être désenfanté.
Ce mot n'existe même pas dans le dictionnaire
Tant cet état n'est pas normal.
On est veuf, orphelin
Mais on ne perd pas un enfant.






Et pourtant la plupart de tes copains et copines vivent, respirent
Je regarde un site où l'on peut retrouver ses copains d'autrefois
Et je les vois, avec leurs enfants parfois
Cela fait mal, surtout quand ils ne daignent même pas se souvenir
Dire un petit mot gentil pour toi
Se souvenir que tu as passé de bons moments avec eux. 


D'autres envoient un message, des mots gentils et je ne les remercierai jamais assez
Cela fait si chaud au coeur de voir que tu n'es pas oubliée. 


Je voudrais tant pouvoir te serrer dans mes bras
T'embrasser à en perdre haleine, à m'étouffer contre tes joues
Comme je le fais chaque matin et chaque soir .... sur ta photo.
 

Je t'imagine tous les jours entrant à la maison avec ton premier copain
J'entends le son de ta voix. J'entend son nom.
Je vous vois tous les deux, votre enfant près de vous
Et cela me fait mal, car la vie ne m'a pas offert cette joie.


Pourquoi ma Biche, pourquoi ma Fille, pourquoi tu n'es plus là
Pourquoi souffrir ainsi. 
Pourquoi ces gens qu'on nomme grands ne font rien pour éviter ce qui est arrivé.
Je leur souhaite juste de souffrir autant que moi.
Juste cela. 


Il y a 34 ans je partais à la maternité.
Une sage femme, méchante, m'annonçait qu'aux bruits du coeur du bébé
J'avais une deuxième fille
Elle voulait me faire du mal
Mais je m'en fichais
Je voulais un enfant
Je l'avais désiré, souhaité de tout mon être
Elle ne pouvait m'atteindre avec ses méchancetés. 


J'ai eu du mal à te mettre au monde
Tu as failli perdre la vie
Mais que de joie, que d'amour lorsque j'ai pu te serrer dans mes bras
Te nourrir, te voir grandir et sourire, toujours sourire.


J'en crève ce soir ma Nounouche.
Demain, j'accoucherai à 8 heures du matin
NON NON NON 
J'irai au cimetière
C'est inhumain. 


J'en veux à la terre entière ce soir.
Est ce que ceux, celles qui m'ont fait mal
Iront demain au cimetière 
Voir le nom de leur enfant gravé sur de la pierre ?


J'ai mal, comme j'ai mal, ma fille, ma Nounouche.
J'ai trop mal ce soir.
L'ordinateur est inondé
Et tu n'es pas là pour me consoler.


Qui peut imaginer ? 
Assassinée, non surtout pas ça
Moi qui ait vécu la guerre, vu des morts tués par balles
Et c'est ma fille qui subit ce sort.
NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNN


Les fleurs ne feront rien à ma douleur
Et en as tu besoin seulement ?
 

Tu ne connais qu'un seul de tes petits neveux.
Tu n'as pas eu le temps de voir les autres
Si mignons.
Mais ils ne recoivent pas l'amour que je leur devrais
Je les aime tant
Mais tu n'es pas là
Et cela entache tout dans cette sale vie.
 

Je n'en peux plus ma Nounouche
J'ai trop mal
Pourquoi une maman doit continuer à survivre à son enfant ? 
Pourquoi ? c'est si inhumain.
 

Voilà ce qu'est un anniversaire maintenant
Depuis avril 2002
Anniversaire baigné de larmes et de colère, de rage, de haine
De désir de vengeance. 


Je t'aimeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

Ma fille, ma vie, mon amour, ma chérie, mon trésor, mon coeur
Ma Nounouche, ma fille, ma Véro.
 

Jamais je ne pourrais supporter l'insupportable
JAMAIS


Et si un jour je pouvais me venger
Cela me serait égal de finir mes jours derrière les barreaux
Ce n'est pas moi l'assassin
Je suis victime avec toi. 


ON T'A PRIS TA VIE
ON A PRIS LA MIENNE
JE NE PARDONNERAI JAMAIS


  Je t'aimeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

Maman




A la maison, tu avais ton petit cadeau.



Ici, les fleurs sont toujours présentes...
Merci ma Ghislaine pour ces magnifiques roses blanches

Merci pour ce bel hibiscus anonyme
Je ne crois pas me tromper en disant que vous n'oublierez jamais Véro.


 

Regarde ma Nounouche, les gentillesses que je reçois pour toi. 
Cela me va droit au coeur.




Merci Hélèna, Merci Cat

 



Merci Marjolaine

 



Merci Ghislaine



Un anniversaire de plus, le huitième sans toi.
Huit anniversaires en pleurs.
Plus les années passent, plus la douleur se fait intense.
Je t'aime tant ma Nounouche.









Tes 33 ans


Une année de plus s'écoule.
Un anniversaire de plus sans toi, ma Biche.

Je ne sais plus que te dire, et pourtant j'aurais tant à te raconter, à te confier
Je voudrais pouvoir partager tant de choses avec toi.
Mais tu n'es plus présente près de moi, sinon dans mon coeur d'où tu ne disparaitras jamais.






La vie n'est plus la même. Je ne cesse de le répéter.
Nous avons des joies dans cette vie, mais elles sont voilées
Voilées par ton absence.
Comment ne pas avoir mal de voir que tu ne peux partager avec nous.
Comment ne pas avoir mal de prendre conscience que jamais tu ne viendras avec un enfant dans les bras.





Souvent la colère s'empare de moi, et je me cache. Je me replie sur moi-même.
Quelquefois, je rencontre des personnes gentilles, et cela m'adoucit un peu cette survie.
Tes petits neveux et nièce sont si mignons.
Dis moi que d'où tu es tu arrives à les admirer.
 





La vie est trop cruelle et jamais je n'accepterai ce drame.
Il y a des responsables. Ceux qui n'ont pas mis cet assassin à l'abri
Afin qu'il ne commète pas l'irréparable.
Jamais je ne pourrai pardonner.
Je donne ma place, mais personne en voudra.

Je suis vulnérable et je ne supporte plus grand chose.
J'aimerais un peu de sérénité, et pouvoir te serrer dans mes bras.

J'ai encore l'impression d'être en plein cauchemar.
J'ai l'impression que je n'en sortirai jamais
Car je n'arrive pas à y croire.

Regarde ces photos, photos du bonheur.
Je t'aime ma Nounouche.

Ce lieu que je n'aime pas.
Toutes ces fleurs, pourquoi ?
Ce n'est pas de ça dont tu as besoin
C'est la vie tout simplement.
J'ai mal tu sais




Il y a des fleurs blanches, des roses et j'ai même essayé des bleues. Ta petite soeur a "bricolé" comme vous le faisiez ensemble et t'a réalisé un bouquet. Mais rien ne change. Tu n'as pas tes bougies à souffler... 

Nous avons voulu t'envoyer des ballons, cette année. Comme nous l'avions fait pour tes 30 ans.
Nous avons tout d'abord laissé s'envoler 33 ballons du jardin, tout près du petit massif que nous avons confectionné pour toi. 





Regarde, les ballons s'envolent au dessus de ton massif et vont rejoindre ce ciel bien nuageux. 


Puis nous avons fait partir 6 ballons du petit massif en V, juste devant la maison. 





Regarde ton petit jardin. Nous y avons laissé s'envoler 33 ballons aussi. 





Je les ai regardés s'envoler. 





Regarde comme ils sont beaux dans le ciel.





A la maison, tu as eu ton cadeau d'anniversaire. Une petite peluche, comme tu les aimes.
Je t'aime ma Nounouche. C'est si dur sans toi.






Ghislaine, la maman de Denis pense toujours à toi.




Merci Ghislaine


Marjolaine, aussi ne t'oublie jamais.



Merci Marjolaine




Un ballon lancé pour tes 33 ans a été trouvé à Saint Just de Claix dans l'Isère, ma Nounouche
Regarde le message que j'ai reçu le 6 août 



Nous avons trouvés, il y a quelques jours un petit ballon accroché dans un arbre avec l'adresse de votre site, par curiosité nous sommes venus voir et nous ne nous attendions pas à trouver un site comme le votre. Nous ne connaissions pas du tout votre histoire et je trouve que le site que vous avez fait est trés jolis et trés touchant. En tout cas le lacher de ballon est une bonne idée, car il permet de ne pas oublier votre fille. Cela doit être dure pour vous. Je vous souhaite bon courage!


Merci à vous, c'est gentil d'avoir pris du temps pour venir rencontrer Véronique. 








Tes 32 ans


Une année de plus s'est écoulée. Un anniversaire de plus que tu ne fêteras pas.
Cette année, ce 8 juillet, tu as 32 ans.
32 ans que tu n'as pas vraiment.
Tu n'as jamais fêté tes 27 ans...





Notre douleur est toujours là, sournoise, si présente.
Cette douleur qui sera toujours là
Cette douleur qui ne partira jamais.

Nous ne pourrons jamais nous habituer à ton absence, si cruelle.
Tu nous manques à chaque instant, à chaque moment de "bonheur".
Les "fêtes" n'ont plus le même goût.
Je ne pardonnerai jamais.
Jamais je n'arriverai à croire vraiment à ce qui s'est passé.

J'essaie de comprendre pourquoi tu n'as rien vu venir
Même si tu ne connaissais pas cet individu.
Pourquoi, pourquoi ? 






Forte et téméraire, tu l'as été
Mais cela t'a coûté la vie.
Oh, ma Nounouche
Dis moi que c'est un cauchemar.
Que je vais te retrouver.
Je n'ai pas trois enfants, j'en ai et j'en aurai toujours quatre.
Je t'ai désirée, j'ai souffert pendant des mois 
J'ai aussi souffert pour te mettre au monde.
Tu as failli perdre la vie en naissant.
Pourquoi, pourquoi ? 





Depuis que tu es partie, j'apprends,
J'apprends à décorer ton site, ton "chez toi"
J'apprends ce que je n'aurai jamais dû faire.
Jamais.
Je ne sais plus que te dire ma Biche.
J'ai mal, si mal.
32 ans, alors que tu n'as pas fêté tes 27 ans.
J'ai tant de peine à y croire.
Ce 8 juillet nous aurons, comme chaque jour,
Le coeur si gros.
Nous ne pourrons pas nous empêcher
De penser à ce qu'aurait été notre vie sans ce drame.
Notre vie avec toi.
Tu vois, j'ai retrouvé d'autres photos de toi.
Des photos tirées de films.
Cette fois ci, j'ai tout épuisé et j'ai mal.
J'ai réalisé ces petits cadres 
Le coeur bien gros.
Je t'aime ma Biche
Je t'aime tant.
Tu seras toujours dans mon coeur.




Maman


Regarde ma Biche. Regarde les belles créations que j'ai reçues, pour toi. 
Elles sont si belles et c'est si gentil.





Merci Ginette



Merci Ghislaine, maman de Denis



Merci Marjolaine








Tes 31 ans


Cette année je n'attends rien de tes amis.
Je les laisse désormais vivre en paix,
Je m'excuse même de les avoir dérangés si c'est le cas.
Cette année tu as 31 ans, ma Nounouche.
Cette année j'ai envie de te faire vivre, en images.
De montrer ton côté rieur, joueur, enfant et femme à la fois
Sérieuse et aimant faire la fête.
Je voudrais me souvenir de toi, telle que tu étais,
Telle que ceux qui te côtoyaient t'aimaient.









Petite, tu étais déjà coquine. Très vite ton caractère s'est affirmé. 
Spontanée tu étais, vive, gaie et réfléchie à la fois.







Nous t'avons fait goûter au plaisir de la musique, tout comme à tes soeurs et ton frère. Vous avez été assidus. Ici tu as 10 ans.






Ton sourire a toujours été là. Battante tu l'as toujours été. 
Tu n'as que 16 ans.







Tu aimais faire la fête avec tes amis. Tu ne perdais pas une occasion. Tout était soigneusement préparé pour rire, s'amuser. Tu as presque 17 ans et tu ris du paquet que tu as préparé. 
Le noeud est confectionné en papier toilette. 
Que de souvenirs !







Août 1995, des vacances sous la tente, et toujours ton sourire.
Tu es heureuse. 






1997, Berkeley aux Etats Unis, tu travailles, mais tu ne manques pas une fête comme Halloween. Toujours prête à rire.






1997 toujours, tu t'es maquillée pour cette fête. Sous ton apparence d'étudiante sérieuse, sommeille une âme d'enfant rieuse.






Tu as toujours été volontaire, dévouée, travailleuse mais suffisamment organisée pour pouvoir te faire plaisir avec tes amis. En rando dans les parcs nationaux en 1998. 






Ton retour en France en 1998. Quelques jours de vacances avec toi. 
Quel bonheur !  






En 1999, tu es si belle pour cet évènement si heureux. 
Tu es heureuse, tu souris, tu ris, tu danses. 







Au labo, à Nice, ton travail devient ta passion.
Tu nous parles sans cesse de tes recherches, de tes expériences
Avec le sourire.







Ton petit chez toi, à Nice, une girafe à ta gauche, d'autres au mur.
Le sourire est toujours sur tes lèvres.






Véro douceur, Véro bonheur, pars pas... 






Véro sportive, tu l'étais devenue. Tu n'as pas eu le temps de voir cette photo. La vie t'a été arrachée peu de temps après avoir parcouru ces 10 kilomètres du semi marathon de Nice, en avril 2002.



Tu es toujours près de nous. Tu partages tous les moments de la vie avec nous. Nous ne faisons rien sans penser à toi. Pourtant cette vie dure et cruelle continue. Nous faisons de notre mieux pour ne pas rendre trop malheureux tes soeurs et ton frère, mais c'est si difficile d'être joyeux. Nous sommes parents de quatre enfants, pas d'un seul, pas de trois seulement. C'est si difficile. Nous avons peur de te décevoir, peur de leur faire du mal. Comme la vie est lourde. Un peu de sérénité nous ferait du bien. Un peu de gentillesse autour de nous et cela fait chaud au coeur. Mais que de méchanceté gravite dans ce monde. 
Tu nous manqueras toujours. Il y aura toujours ta place vide à chaque instant. C'est si dur. Notre place est difficile, peur de te trahir, peur de les décevoir. 
Pourquoi la vie n'a plus voulu de toi ? Comme nous serions heureux de fêter tes 31 ans ma Véro. 
J'ai tant de peine à y croire.





Regarde ma Nounouche, Ghislaine, la maman de Denis a réalisé une belle création pour ton 
anniversaire 





Merci Ghislaine 


Le site L'écrin des nymphes t'envoie cette belle création 


Merci Sandrine 


Jess m'a beaucoup aidée pour les 31 ans de Véronique
Merci à toi. 



Valse ma Biche, danse, tu as tant aimé cette musique qui t'a accompagnée. 








Tes 30 ans

Trente ans c'est un départ dans la vie
Trente ans, les études sont terminées
Trente ans, c'est un mariage ou un compagnon
Trente ans ce sont les enfants que l'on désire
Trente ans c'est une famille qui se construit
Trente ans, c'est une vie pleine d'amour
De projets d'avenir, de rires, de joies.
Trente ans c'est une certaine jeunesse
Le plus beau de la vie

Connais-tu trente ans, ma Nounouche ?
Non, on ne t'a pas laissé ce plaisir
On t'a volé ta vie, ta jeunesse, ton amour
On nous a volé notre fille
Trente ans, sans gâteau
Trente ans sans toi surtout, ma Biche.

Il y a trente ans j'étais comblée par ta naissance
Une seconde petite fille, quel bonheur !
Je cherche en vain d'autres photos de toi
Tu resteras toujours à 26 ans et demi pour nous
Pourtant je me refuse à croire que la vie n'avance plus pour toi
Et je dis que tu as trente ans aujourd'hui.

Dans nos coeurs, tu vivras autant que nous
Tu seras toujours là près de nous
Tu ne nous quitteras plus maintenant.

On t'aime Nounouche






Voilà, ton anniversaire est passé. 
Anniversaire ? Avec qui ? 
Qui a appelé, fait un signe ?
J'aurais tant voulu pour toi.
C'était cet anniversaire ou plus rien.

30 ans. L'âge où je pensais encore pouvoir obtenir 
un petit hommage de la part de ceux avec qui tu as ri, 
tu as fait des ballades en montagne, 
tu as fait la fête, tu as travaillé. 
Ceux qui t'ont connue, 
Qui auraient pu nous dire quelque chose sur toi. 
On ne demandait pas de l'indiscrétion, 
On ne demandait pas des pleurs. 
On demandait le souvenir des moments heureux.

Personne, personne n'a bougé.
Je suis sûre que, d'où que tu sois, 
tu n'arrives pas à y croire ma Biche.

C'est si facile de critiquer, de dire que nous devrions aller mieux.
Pour cela je donne ma place. Qui la veut ?
C'est facile de dire "je ne peux pas, cela me fait trop mal" 
Il est plus facile de se protéger que d'offrir un peu de réconfort, 
de partager des souvenirs heureux avec des parents en détresse.

C'est sur tes amis, ma Biche, que je comptais pour ces 30 ans.
Je me suis trompée une fois de plus.
Une fois de plus, j'ai très mal.
Mais ce sera la dernière.

On n'entendra plus parler de moi et de mon chagrin.
Ma Véro, ma fille, je te garde pour moi maintenant.
Je ne chercherai plus rien de ce qui a pu se passer avant.
Ce que tu ne nous a pas raconté tombera dans l'oubli.

Je regarde le livre qui t'accompagnait le 29 avril 2002.
Que de messages !
 Que de "Tu resteras dans nos coeurs"
Que de "Tu étais toujours souriante"
"Tant d'années ensemble, ça ne peut s'oublier"

Je lis tous ces messages, et cela me fait si mal.
Ces amis ont sûrement une pensée pour toi de temps à autre
Mais personne ne le prouve.

Ils ne savent pas le mal qu'ils m'ont fait
Alors que j'avais demandé un petit hommage pour toi
Pour se souvenir des moments heureux.
Tans pis, désormais pour moi c'est fini.
Personne n'a répondu à mon appel.

J'ai si mal pour toi.

Nous étions seuls ce 8 juillet, seuls 
avec le mauvais temps pour nous accompagner.

Je te montre ce que nous avons fait pour toi, en automates, 
espérant jusqu'au bout un geste, un signe, un appel.






Seules nos fleurs sont là. Nos bougies. Ta petite girafe.
Notre carte d'anniversaire.
Cette photo que j'ai retravaillée afin de respecter tes "voisins".






Ce petit mot que j'ai tenu à déposer. 
Il n'a pas bougé, pas plus que le reste.
Les lys se sont ouverts.
Bientôt tout fanera, et la vie continuera
Comme si tu n'avais jamais existé
Pour les autres...

Le 8 juillet au matin, nous avons lancé 30 ballons du balcon


30 ballons qui ont tenu à longer la façade de l'immeuble 
avant de se perdre dans ces épais nuages.


C'est papa qui a lancé les 30 ballons au dessus de l'Isère
Mais le vent avait emmêlé les ficelles et les ballons sont partis 
Soudés en un seul bloc.



L'après-midi, nous avons lancé 30 ballons près de ton petit jardin. Il faisait toujours gris, le vent soufflait toujours. 





Un ballon s'est envolé, mais n'a pas voulu partir.
Il est resté sur un arbre, près de ton petit jardin.
Lorsque le soir nous sommes rentrés à Grenoble
Il était toujours là.
Pourquoi ? 

Le lendemain nous sommes retournés à ta dernière demeure
Rien n'avait changé, personne n'avait laissé signe de son passage.
L'espoir de papa a tenu jusqu'à aujourd'hui,
Refusant de croire que tout le monde t'avait oubliée
Il est retourné voir ton "chez toi".
Il est revenu écrasé par la douleur. 

Désormais je ne répondrai plus au téléphone, je n'ouvrirai plus la porte
Je me renfermerai encore plus sur moi-même.

Toutes ces personnes t'ont enterrée encore une fois
Plus profondément
Pour éviter de souffrir en pensant à toi, peut être
Ou, oubliant que tu as existé.

Pardonnes moi, ma Biche d'écrire tout ceci.
J'ai trop mal.
Je suis accablée par la douleur de t'avoir perdue
Et par l'abandon de tous.

Pardonne moi
Je t'aime trop
Je n'ai plus ma place nulle part.


Un ballon lancé pour tes 30 ans est arrivé ma Biche, voici le message que j'ai reçu :


AVONS TROUVER (A TERRE) VOTRE BALLON AVEC LA NOTE "Pour toi ma Véronique........" DANS LES ALPES ITALIEN LE 17 07 2005 ENTRE PAESANA ET CRISSOLO (PRES DE MONT VISO).
MERCI ET COMPLIMENTS!


Un autre message est arrivé le 24 janvier 2006, venant de La Mure, dans l'Isère 



En me baladant aujourd'hui j'ai découvert le petit papier qui était accroché au ballon que vous avez envoyé le 8 juillet 2005. Je me suis donc rendu sur ce site qui est très émouvant et très bien réalisé. Encore bravo et bon courage.
Stéphane
 


Merci à vous, vos messages m'ont beaucoup touchée.







Tes 27, 28 et 29 ans
 

Pour tes 27 ans, nous étions assomés.
Tu venais de nous quitter
Cela ne faisait que 2 mois et 16 jours que tu t'étais envolée.
Comme des automates, nous portions les plus beaux bouquets de fleurs
A ta dernière demeure.



Pour tes 28 ans ce n'était pas mieux, comme 
ça ne le sera jamais plus.
C'était en 2003. 
Ce site n'existait pas encore.
Et nos fleurs couvraient toujours ton "jardin".




Pour tes 29 ans j'avais commencé un petit site et par la Gentiane
Je liais des liens avec des personnes désenfantées comme moi.
C'est ainsi que nous avons reçu ce beau bouquet de fleurs.
C'était en juillet 2004.

Cela parait loin, mais c'était hier.
Je t'aime tant ma Nounouche


Maman 




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