Ces 22 avril qui défilent


Tu es partie, sous les balles d'un fou, un 22 avril.
C'était en 2002.
Trop d'années passent.
La vie reprend son cours pour beaucoup
Mais dans mon coeur tout est brisé.
Tu devrais être là aujourd'hui et je ne devrais pas être sur ce site
A raconter l'horreur que tu as vécue
Et celle que je vis au quotidien.

Tu me manques trop ma Nounouche.
Combien de temps vais-je tenir ?

Ce cadre où l'on peut voir tes deux dernières photos, prises quelques heures avant le drame.
Ces photos où tu étais si heureuse, ne ressemblent en rien à ce qui suit 

Je t'aime infiniment ma Nounouche
Je souffre chaque jour un peu plus
Tu me manques 
Plus qu'hier et bien moins que demain.
Jamais je ne t'oublierai
Jamais ma plaie se refermera.
Cette liste s'allonge, et chaque petite fleur est un coup de poignard dans mon coeur.
J'ai tant de mal, et c'est si peu de le dire...

Maman






Comme tu aurais été heureuse cette année ma Nounouche.
Comme tu nous manques encore plus.
Nous serons tous réunis.
Tous ? Non, tu ne seras pas là et tu nous manqueras cruellement
Ton petit frère est rentré en France.
Tout le monde sera là.
Tout le monde, non, tu ne seras pas là
Mais si présente dans nos coeurs.
Cette année est dure, très dure pour moi.
Je ne sais plus qui je suis, où je suis, ce que je fais là.
Je me sens perdue.
Tu n'es pas là ma Nounouche. Tu n'es plus près de moi, même au téléphone.
J'ai l'impression, cette année, que mon coeur déborde encore plus.
Je retiens tout mon mal être, et je me sens très seule, si seule.
Je ne sais pas quand j'exploserai.
J'ai mal, ma Nounouche, trop mal.
Trop de petites choses s'ajoutent à ma douleur, trop.
J'aurais envie de hurler ma douleur
J'aurais envie que l'on me comprenne simplement
J'aurais envie que quelqu'un comprenne que ma vie n'aura été qu'un enfer
Que le seul bonheur que j'ai eu est d'avoir mis au monde quatre enfants que j'adore.
Que les seuls bons moments de ma vie auront été l'enfance de mes enfants.
J'ai été une Maman comblée.
Mais que de douleurs, que de conséquences suite aux drames que j'ai vécus avant d'être Maman.
Ton départ aura été mon plus gros drame, mon plus gros chagrin
Celui qui aura signé la fin de ma vie.
Celui qui aura fait ressurgir tous les autres drames vécus.
Maintenant je survis, mais je n'en ai plus le goût.
Qui connait tout ce que j'ai vécu ? Qui peut comprendre ? 
Qui accepterait de continuer après tout ceci ? 
Tout a un goût amer.
Ce 22 avril est là. Cela fait 9 ans que ma vie est détruite.
Ai-je le droit de le dire ? 
Je pense chaque jour à toi ma Nounouche.
La vie avance sans toi, sans moi.
Chaque jour j'ai plus de haine que la veille et bien moins que le lendemain.
J'ai trop de mal ma Nounouche.
Pourquoi toi ? 
Pourquoi moi ? N'en avais je pas assez supporté dans ma triste vie ? 
Je t'aime ma Nounouche
Je t'aime tant
Je te parle chaque jour, je t'embrasse
Mais je ne peux plus te prendre dans mes bras.
C'est trop injuste ma Nounouche
Tu n'as pas assez vécu
Et ma vie étant si mauvaise, c'était à moi de partir.
Je t'aime, comme je t'aime
Tu me manques trop ma Nounouche

Maman

Un énorme merci pour vos envois de fleurs pour ma Nounouche
D'où qu'elle soit elle vous dirait "Merci de penser à moi"
Merci à vous.
Merci pour votre soutien, pour vos messages aussi.





Qui accepterait de n'avoir qu'une pierre tombale pour chérir son enfant ?
C'est inhumain.








Merci Marjolaine 








Cette année je me sens si fatiguée, ma Nounouche
Je me sens au fond, sans aucun espoir, sans projet, sans rien. 

Ce 22 avril vient encore m'achever un peu plus.
Je fais ce site pour que les personnes qui le lisent sachent que cela n'arrive pas qu'aux autres
Pour que les personnes voient que c'est le drame le pire qu'il puisse arriver à des parents.
Mais tout cela ne te fait pas revenir.

Je souffre chaque jour un peu plus.
Ma vie, ma survie, a pris un mauvais virage.
Je me sens vide de tout.
Plus rien ne me fait plaisir.
J'ai trop mal de toi
Et si peu de monde y pense.
Si peu de monde connait mon quotidien.

J'ai mal ma Nounouche.
Chaque jour en te disant bonjour et bonsoir, ta photo contre moi, je n'arrive pas à croire à cette vérité.
Ma vie n'a plus de sens. 
Ma santé physique ne me permet plus de faire tout ce que je voudrais
Pour pouvoir survivre.
Ton petit jardin est dur à entretenir, mais j'y tiens.
C'est moi qui ait choisi, je dois continuer.
C'est pour toi.
Mais cela me fait si mal, physiquement et moralement.

Tu n'avais pas besoin de cela.
C'est la vie qui devait te sourire.

Par la faute d'irresponsables, tu es partie.
Tu es partie, seule, sans personne près de toi
Seul ton assassin.
Ta souffrance de ce soir du 22 avril 2002 me hante.
As-tu vu ton agresseur ? 

C'est moi qui aurait du partir.
J'avais déjà eu assez de problèmes, de malheur dans ma sale vie.
Pour toi, ton travail te passionnait, ta joie de vivre éclatait au grand jour.

Oh tu sais ma Nounouche, combien sont tombés après toi.
Rien n'a changé.
Le gouvernement, malgré mes pleurs, mes appels au secours, reste de marbre.
Je crois qu'il n'y a plus d'espoir d'un meilleur.
Les autres n'y pensent pas. Tant mieux pour eux
Mais personne n'est à l'abri.

En Islande un volcan est entré en éruption ces jours derniers.
Cette Islande que tu avais admirée alors que tu n'avais que 17 petites années.
Cette Islande et cette région où tu étais passée t'a fait un clin d'oeil.
Oh comme je pense à toi ma Nounouche.
Oh comme j'ai du mal à aller au cimetière.
J'essaie de penser à toi vivante lorsque j'y suis

J'ai horreur des informations où ils parlent de "cadavres", de "dépouilles".
Non, tu n'es pas cela, tu es toi, et tu resteras toujours aussi belle dans ma tête

Je ne veux pas du reste. C'est inhumain.
Toutes ces personnes sont des personnes parties
Parties souvent trop tôt, où après avoir beaucoup souffert
Mais ce sont des personnes, pas des dépouilles.
Parties où ? Nous ne le saurons jamais
Et j'ai du mal à croire en un futur ...

J'ai mal, si mal ma Nounouche.
Que je t'aime, que j'aimerais pouvoir faire quelque chose
Que j'aimerais pouvoir te venger puis mourir.

Je t'aime tant ma Nounouche.
Jamais, je ne serai sereine.
Trop de haine, de colère, de douleur bouillonnent en moi.
J'ai trop mal de toi ma fille, ma Véro.

Aujourd'hui nous sommes le 22 avril
Le 23 avril nous avions la police à la maison pour nous annoncer l'horreur
Le 27 seulement nous avons pu te voir, moins de 4 heures avant de remonter.
Et depuis le 29 avril 2002, tu perds ton temps à cet endroit maudit pour un enfant, pour un jeune.

Tu seras en moi pour le restant de mes jours.
Je t'aime ma Biche.

Maman


Qui accepterait d'avoir une tombe fleurie à la place de son enfant à chérir ? 




Regarde ma Nounouche, les personnes, si gentilles, qui pensent au drame, qui pensent à toi, 
sans même t'avoir connue pour certaines.
J'ai reçu quelques messages. Tu restes dans les mémoires de certains.
Mille mercis pour ces magnifiques fleurs que nous avons reçues aussi.
Et regarde ces belles créations.
Ceux qui restent fidèles sont toujours là, plein de gentillesse
Les autres, je n'y pense pas. 
Merci 




Merci Bruine





Merci Marjolaine




Merci Ghislaine


Merci à tous ceux qui ont pensé à nous et nous l'ont témoigné d'une manière ou d'une autre.
L'attention est la plus grande douceur sur cette plaie ouverte.
Merci .


Nicole, maman de Véronique







Il y a sept ans tu t'envolais, ma Nounouche, tel un petit papillon, sans faire de bruit.
Personne n'a voulu t'entendre ce soir là
Malgré les aboiements d'un chien hurlant à la mort.
Chacun a voulu se protéger
Chacun a fait le sourd
Personne n'a rien vu venir
Et pourtant beaucoup avait eu des signes avant coureurs.


Mais le monde est ainsi
Traître, injuste, moche, individualiste, égoïste, méchant.
Chacun se préoccupe de soi.

Il y a beaucoup de monde sur cette terre
Mais chacun est seul dans les moments de détresse, de souffrance

Tout le monde préfère la fête, la joie, l'argent
La douleur, la peine, n'intéresse personne.

Et c'est ainsi que tu es partie
Dans l'ombre d'un soir d'avril
Seule, si seule.
Tout près d'une personne sourde et aveugle, je pense
Qui n'a ni vu l'assassin tout près, avec qui elle avait eu une conversation
Malgré l'état dans lequel il se trouvait,
Ni entendu son chien hurler à la mort.
Cette personne à qui j'ai osé demander pourquoi elle n'avait alerté personne
M'a répondu " c'était elle ou moi"...

J'ai trop mal ma Nounouche.
Tout ceci me revient en tête lorsque je suis si mal.
Que cette personne porte cela sur sa conscience
Pour le reste de ces jours
C'est tout ce que je peux lui souhaiter
Si elle est encore vivante.

Tu es partie, et alors que tu passais, déjà ailleurs
Toute recroquevillée sur ce brancard
D'autres s'affichaient aux journalistes
Paraissant dans le journal
Alors que la veille ils avaient été inquiétés par l'assassin.
Oui, ils ont osé se montrer.
Plutôt que de faire un geste la veille, pour éviter le pire.
Ils ont osé venir me trouver le jour du déménagement
Pour me dire
"Nous nous sentons concernés, cela aurait pu nous arriver".
Mais j'étais trop au fond du gouffre pour pouvoir répondre par la violence
Comme j'aurais dû le faire.
Que leur enfant vive en paix pour lui, mais pas pour ses parents 
Qui ont fait preuve de lâcheté, de méchanceté, d'égoïsme
Il n'y a pas de mot....

Qui peut croire à cela
Pourtant c'est la triste vérité.
Je suis lasse, aigrie, méchante.
Je serais prête au pire dans mes moments de profonde détresse.
La violence m'habite en permanence
Et m'habitera pour le restant de mes jours.

Que la personne à qui ton départ a rendu un fier service
Paie de sa chair, de souffrance, de douleur
Ce qu'elle a pu faire.
C'est innommable.

Mais la liste est trop longue
Et cette année je n'en peux plus
Ca vous arrange ? 
Vous, ces gens qui m'avez fait si mal.

Toi, le sale père.
Je ne suis pas une mauvaise mère
Cela ne t'est pas arrivé.
Oh tu ferais sûrement mieux ...
N'étant pas capable de rentrer dans un cimetière
Où repose quelqu'un que tu n'aimes pas.
Tu peux être fier de toi. 

Toi, vous, qui promettez ce que vous ne tenez jamais.
Que de belles paroles lorsque l'on veut fuir.

Toi vers qui je suis revenue
Et qui a osé me répondre
"je ne l'aurais même pas fait à ta place"
Garde toi bien de tenter une approche.
Tu as promis ce que tu n'as jamais tenu.
Cela fait sept ans que je t'attends...

C'est ça la vie ma Nounouche.
La mort est autre chose
C'est la fuite des proches
C'est la galère
La vie reprend son cours ... pour beaucoup.
Et moi ... je reste là
Et j'aimerais tant te rejoindre
Sans faire de bruit non plus
Tout doucement.

Cette page n'est pas à la hauteur de ta beauté
Ma FILLE

Je suis détruite
Je n'espère plus rien
La vie ne m'a pas aidée
Si je reste sur cette terre 
D'autres évènements
Viendront encore me piétiner
A MORT

Je t'aime trop ma Nounouche 
J'ai vraiment vraiment vraiment, trop trop mal.

Ta Maman 

Ma place serait près de toi. 
Je n'ennuierais plus personne
Et je ne souffrirais plus

Aide moi ma Véro
C'est un cri de détresse que je t'envoie.

Je t'aime 


Voilà le quotidien de tout parent désenfanté.
Sept ans après l'assassinat, la douleur est intacte, la colère augmente.
Les câlins, les bisous sont remplacés par de la pierre et des fleurs ....

Mais il faut survivre et ne pas se plaindre...

 


Comme il est difficile de se réveiller le matin, en se disant "je survis encore à mon enfant"... 

 
Je t'aime tant ma Véro. Il y a sept ans tu trouvais la mort
Mais pour nous, le pire restait à venir.
Nous n'avons appris l'horreur que le lendemain.
Les 22 et 23 avril resteront banis de mon calendrier.

Pardon ma Véro de n'avoir pas été près de toi.
Tu es partie seule, toute seule face à un tueur, récidiviste
Et jamais je n'arriverai à me dire que tu n'as rien vu
Que tu n'as pas eu peur
Que tu n'as pas souffert.
Je hais tant de monde qui auraient pu éviter ce drame.
J'ai trop mal, Véro.
Qui peut comprendre ?

Maman


Malgré sa douleur immense 
Ghislaine, la maman de Denis, ne t'oublie jamais.




Merci ma Ghislaine


Marjolaine est toujours présente



Merci Marjolaine


Merci à toutes les personnes qui nous ont soutenus par leur messages, et envoie de fleurs.
Cela fait si chaud au coeur et permet d'avancer un peu moins mal.
Merci du fond du coeur.
Nicole, maman de Véronique








Il y a six ans tu nous quittais 
Ma Biche,
Que cette année a été difficile, que cet anniversaire est dur
Encore plus dur que les autres années
Pourquoi ? 
Cela fait un mois que je ne t'ai pas écrit
J'ai mal, si mal.
Je me pose tant de questions
Je voudrais avoir ce goût de vivre
Que je rencontre chez certaines personnes
Qui n'ont pas l'air de vieillir
Mais je ne peux pas
Je suis meurtrie au plus profond de moi.

Je ne peux m'empêcher 
De penser à tout ce que la vie t'a volé.

Je ne cesse de penser à toi
Je te revois enfant
Alors que tu travaillais si bien à l'école
Toujours prête à apprendre, à découvrir
Curieuse de tout
Volontaire et travailleuse 

Tu avais beaucoup d'amis, et tu trouvais le temps
 De faire des randonnées
De faire du ski.
Où sont ces jours heureux où nous avons tout fait 
Pour que vous puissiez aimer le sport et la musique ? 

Tu as pourtant longtemps été très proche de nous
Ne voulant pas t'éloigner
Mais lorsque tu t'es sentie sûre de toi
Tu es devenue téméraire, trop même ... 

Tu as su apprécier les camps d'ados.
Prête à "manger" la vie à pleine dents
Avec cette soif de découverte
Tout était bon pour apprendre, découvrir. 

Tes petits doigts ont tout d'abord joué du piano,
Puis lorsque les soirées furent trop longues à Nice
Tu as décidé d'apprendre le violon
Malheureusement tu n'as pas eu le temps de jouer parfaitement bien.
Mais tu aimais, tu aimais, tu aimais ... la vie. 

Toujours joyeuse
Toujours souriante
Toujours battante
Malgré tes soucis ... comme à tout un chacun

Tu es partie 
Après avoir fêté le départ d'amis du labo
La fête, la joie faisait partie de ta vie
Tu es partie
Des souvenirs heureux plein la tête
Et plein de projets non réalisés.
Tu es partie
Nous laissant désemparés, seuls, meurtris à jamais
Tu es partie
Mais tu es aujourd'hui plus présente que jamais
Nous aurons toujours besoin de toi
Nous t'aimons tant
Nounouche

Que ferais-tu aujourd'hui ?

J'ai trop mal de toi.

Maman 




J'aimerais tant ne pas te savoir ici.
Je n'arriverai jamais à y croire. 



Beaucoup pense à toi aujourd'hui, ma Biche
Regarde, c'est pour toi.



Merci Marjolaine



Merci Ghislaine



Merci Ginette

Vos attentions me vont droit au coeur.








Je t'aime tu sais.
Je me répète.
Comment imaginer que tu n'es plus là.
Les années passent et le chagrin est toujours aussi fort.
Parfois même plus intense.
J'ai tant de mal à supporter cette absence, ton absence.
Je te revois chaque jour, lors de notre dernière sortie ensemble.
J'ai mal, si mal.
Cinq ans que nous survivons sans toi.
Cinq ans que tu nous manques.
Cinq ans que nous avons tant de mal à prendre des décisions.
Cinq ans que les projets semblent ne plus faire partie de notre vie.  
Cinq ans que nous côtoyons des personnes qui n'osent pas nous approcher, ou qui veulent au contraire nous montrer autre chose, nous parler de la vie, de leur vie, de tout, de rien, n'imaginant pas parfois leurs maladresses. 
Comme il est dur, ma Biche de s'intégrer à ce monde superficiel d'aujourd'hui, lorsque nous sommes plongés dans une si grande douleur.
Comment peut on être vraiment à l'écoute de conversations futiles venant de certaines personnes qui vivent "normalement" sans imaginer ce que l'on ressent ?
Comment peut on se lier à des personnes nouvelles, sans imaginer que l'on dérange en parlant de toi, de l'injustice, de ce monde cruel ?
Comment ne pas parler de toi, ignorer ce qui s'est passé, et parler normalement ?
Je rencontre parfois des personnes au grand coeur, des personnes qui ne peuvent qu'imaginer, mais qui donnent beaucoup pour tenter d'atténuer notre douleur.
C'est dur ma Biche, si dur.
J'ai trop de mal à imaginer que cela va faire cinq ans que l'on ne s'est pas vu.
J'ai trop de mal à imaginer que tu n'as pas fêté tes 27 ans et que dans moins de 3 mois tu auras 32 ans.
Serais-tu Maman ? Serais-tu mariée ? 
Les études avaient tant d'importance pour toi.
Serais-tu en France ? 
Serais-tu aux Etats Unis 
où tu prévoyais de partir continuer encore de te perfectionner ?
Toutes ces questions restent sans réponse.
J'ai tant de mal
Comment peut on concevoir que des personnes n'étant pas dans notre cas puissent comprendre ?
C'est impossible.

Les élections présidentielles approchent.
Cette date des élections qui a mis un terme à ta vie, il y a cinq ans.
Rien n'a évolué depuis en terme de justice, de santé.
Personne n'y changera rien.
A quoi bon ...

Je t'aime ma Biche, ma fille, ma Nounouche, ma Véro.
Je t'aimerais autant que je survivrai.
Mais je ne pourrai hélas pas faire changer ce monde pourri dans lequel nous survivons.
Ma Nounouche ! ........



Beaucoup de monde pense à toi, à nous et se manifestent d'une façon ou d'une autre.
Cela fait chaud au coeur.
Regarde ma Nounouche.






Merci Yalène



Merci Ginette



Merci Ghislaine, maman de Denis



Merci Marjolaine

Nous sommes allés à ta dernière demeure. Nous avons déposé nos fleurs pour toi. 
Nous y avons trouvé un joli géranium. Un grand merci à cette personne anonyme qui l'a déposé. 
Un joli bouquet de jonquilles, merci aussi à vous, vous qui n'oubliez jamais Véronique depuis 5 ans. 
Le fleuriste m'a appelé. Tout à l'heure je dois aller chercher deux bouquets de fleurs, 
Un blanc et un tout coloré de soleil. 
Un autre bouquet tout bleu est arrivé aussi.
Tout cela me va droit au coeur. Comment vous dire merci, merci de penser à ma Véro. Que de douleur et que de chaleur que de savoir que tu es présente dans les coeurs, ma Biche.
Mille merci pour tout. Vos messages, vos créations, vos fleurs, tout me touche si fort.

Merci



Quatre ans


Quatre ans ... Hier ...



Quatre ans se sont écoulés.
C'est si loin et si proche à la fois.
Quatre ans de supplice,
Quatre ans de douleur,
Quatre ans de haine.

J'ai tant de mal à sourire
Ma Biche,
Pensant te trahir.
Je culpabilise de voir la vie,
De voir la nature,
D'apprécier les belles choses
Que la nature nous offre
Pour le plaisir des yeux.

Peut-on parler de plaisir?
Moi qui ait ôté tant de mots
De mon vocabulaire.

Il me faut faire des efforts
Ma Biche.
Je sais que tu ne voudrais pas,
Mais c'est si dur,
Et encore plus profond
Qu'aux premiers jours.

J'ai peur de te déplaire
J'ai peur de blesser
Tes soeurs et ton frère
Et bien sûr
Tes petits neveux et nièce.

Il me faut réapprendre à sourire
Je vais essayer,
Ma Biche.
Sourire à ceux que j'aime,
Te sourire.

Quoiqu'il arrive
Tu seras toujours
 Au fond de mon coeur
Bien blottie
Participant au quotidien.

Sur chacune de tes photos,
Que je regarde chaque jour,
Ton sourire est toujours là.
Je vais tenter d'y noyer le mien.
Le coeur serré.

J'aurai toujours mal,
Ma Biche,
Hier sera toujours présent,
Et jamais tu ne t'éloigneras.
Je t'aime, je t'aime tant.
Donnes moi la main,
J'ai si mal
Ma Nounouche

Maman




Je t'aime tant ma Biche

Mille merci à Francis, Papa de Jean-Seb qui a réalisé ce magnifique montage
aux couleurs que je préfère, essayant de mettre de la lumière dans notre si sombre vie. Merci Francis d'avoir pensé à ce nounours habillé de Véronique, toi ma Biche qui aimait tant les peluches.



Trois ans


Il y a trois ans


Trois ans et tu n'es plus là
Je n'arrive pas à me résoudre
Que ton absence est sans retour
Pourtant il n'y a plus de toi
Il n'y a plus de moi
Il n'y a plus tes yeux rieurs
Ton sourire
Ton caractère
Ton soucis d'être belle
Ton soucis de plaire
Ton caractère affirmé
Ta volonté de te battre
De ne pas céder
Au point de le payer
De ta vie, à jamais.
Tu ne nous confiais pas
Tous tes tracas
Et nous ne savions pas
Ce qu'il se passait là bas
Peut être aurions nous eu peur ?
Aurions nous pu te convaincre
De quitter ce nid
Où tu as laissé ta vie.
Tu étais trop confiante
Tu aimais la vie, les gens
Tu ne mesurais pas ton imprudence.
Tu ne le connaissais pas,
Tu ne le côtoyais pas,
Tu n'as pas pensé,
Qu'il pouvait t'assassiner.
Il n'y a plus ta présence,
Seulement ton absence,
Lourde et pesante,
Comme une sentence.
Ma vie ne suffira pas
A calmer mes pleurs et ma douleur.
Lorsque devant ta photo, je pense,
Je te revois ici,
Douce, belle et souriante.
Je revois tes gestes,
J'entends ta voix,
Et lorsque la vérité vient m'écraser,
Je cache ta photo sous mon oreiller
Et je m'endors pour me reposer.
J'essaie de toutes mes forces,
De combattre ce mal féroce,
Qui me ronge chaque jour,
Mais je n'y parviens pas.
Je m'enfonce dans ce gouffre.
J'ai mal ma Biche, si mal,
Mais Je t'aime,
Je t'aimerais toujours.
Je cesserai de parler de toi,
Que le jour où je ne serais plus là.

Le soleil a fini de briller dans mon coeur. Il ne reste que les larmes
pour accompagner mon mal être,
pourtant tes soeurs et ton frère sont tout
pour moi, mais j'ai 4 enfants et non 3.

Maman




Ma Nounouche



Deux ans




Il y a deux ans

Il y a deux ans,
Ma Biche
Tu tombais sous les balles d'un malade.
Deux années de galère,
Et combien d'autres encore.
Deux années, où il a fallu gérer l'absence.
Deux années où j'ai essayé, en vain de me convaincre que les proches ne pourraient jamais nous comprendre.

Deux années où il a fallu s'effacer pour ne pas gêner, 
pour ne pas offrir nos visages tristes.
Deux années où il a fallu attendre que ceux qui avaient de la peine, 
puissent aller un peu mieux pour revenir vers nous, un jour.
Deux années, où nous avons fait peur à l'entourage.
Deux années où nous aurions dû sourire et dire "ça va" pour 
avoir droit à une vie sociale.
Deux années de combat où tout m'a traversé l'esprit.
Deux années où les critiques et les conseils divers et variés sont tombés comme une averse sans fin.
Deux années où il a fallu éviter de prononcer ton prénom 
pour ne pas déranger.

Deux années où nous avons dû faire face aux mauvais moments de la vie, souvent seuls.
Deux années où nous nous demandons encore si tu as existé pour certains.
Deux années où nous avons attendu des promesses non tenues.
Deux années où la haine n'a fait que grandir face à l'inertie de la justice.
Deux années ... et bien d'autres suivront
qui leur ressembleront.

Maintenant, je sais que deux années ne suffiront pas à nous apaiser.
Maintenant je sais que l'on ne saura probablement jamais.
Maintenant je sais que je ne pourrais certainement jamais crier ma haine.

Maintenant je sais que tu n'auras été qu'un fait divers.



Mais il y a une chose dont je suis certaine de savoir

Je t'aime

La vie, les choses,
Maintenant que m'importe.
Je n'ai pas choisi
Je dois continuer ma route
Je le ferai
Je te le promets
Je ne cesserai de t'admirer.
Tu n'oublieras jamais de me sourire.

Je ferai de mon mieux.
Pour ne pas trop te décevoir.
Je ne suis pas parfaite
Tu me pardonneras
Mes faux pas.

N'oublie jamais que je suis là
Pour toi.

J'essaierai de me comporter
Comme tu l'aurais fait
Oubliant les maladresses
Pour ne garder que le meilleur


A l'instant même où j'écris
Le facteur passe.
Signe que l'on pense à toi.
Ma boîte email est pleine
Ce jour, si triste, s'éclaircit.

Il me suffit de savoir que l'on t'aime
Pour faire renaître en moi
Cet espoir que tout n'est pas fini
Et que tu es toujours parmi nous.
J'aurai toujours quatre enfants
Tu le sais, ma Biche.
Je t'aime tant
Comme j'aime tes soeurs, ton frère et tes petits neveux.

Je ne remercierai jamais assez tous ceux qui m'ont aidée.

Tu fais partie de moi ma Biche

Pour toujours

Maman









Un an


Il y a tout juste un an ma biche, tu changeais de domicile. Tu partais vers l'inconnu. Nous t'accompagnions ce jour là, le cœur serré, ne croyant pas à ce qui venait de nous arriver. Depuis, tu es dans nos cœurs ma biche . Nous ne cessons de penser à toi. Aujourd'hui nous t'avons porté des roses.
Tu sais ces jours derniers ont été très durs. Tu étais parmi nous mais ta présence, ton sourire, nous manquaient tellement . Il nous manqueront toujours. Nous sommes partis Papa et moi , la semaine du 22 avril, pensant être moins mal qu'à Grenoble . Mais les journées ont été longues. Nous avons été au laboratoire, parler de toi avec ceux que tu aimes tant .  Le 27 avril,  jour du semi marathon de Nice, nous étions sur place . Tu sais que je ne suis pas sportive. J'ai voulu avec Papa, courir les 3 kilomètres.  Je l'ai fait pour toi ma Nounouche. Tu avais fait les 10 kms l'an dernier
Nous sommes passés rue de la Préfecture à Nice, bien sûr. Nous sommes montés près de la porte de ton appartement et j'ai pris des photos afin de garder à jamais ce souvenir. Nous sommes aussi passés rue Borriglionne, où tu habitais avant avec ta copine. Nos cœurs se sont serrés. Tu aimais bien cet appartement aussi, devenu trop grand pour toi seule, lorsque ta copine en est partie.
 Je t'aime, je t'aimerais toujours ma fille.

Un petit poème que j'ai écris pour toi. Je ne suis pas douée tu sais, mais il vient du coeur.

J'ai mal

Combien de fois
Ma pensée va vers toi
Combien de fois
je vois cette arme pointée vers toi
Combien de fois
Je me languis de toi
Combien de fois
j'aimerais pouvoir parler de toi
Combien de fois
Je voudrais être près de toi
Combien de fois je n'y crois toujours pas
Combien de fois ?
Toujours


Et un autre poème personnel mais que tu comprendras ma Nounouche

Méditerranée


Méditerranée je t'ai toujours aimée
Méditerranée, deux fois, tu m'as trompée
Méditerranée, pourquoi m'as-tu blessée?
Le soleil sur ton eau continue de briller.
Alors que mon coeur pleure à jamais,
Méditerranée, toi seule peut m'aider.
Rends moi un peu de sérénité.






Vous entendez "to where you are" de Josh Groban

Où que tu sois, ma Biche, tu resteras toujours dans mon coeur




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